Conseil consultatif

Le Conseil consultatif de la ministre sur la stratégie pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe a été mis sur pied le 27 juin 2016. Le Conseil consultatif se veut un lieu d’échange où mettre commun les points de vue, les pratiques prometteuses et les résultats de recherche relativement à la violence fondée sur le sexe.

Les membres du Conseil consultatif viennent de secteurs très variés et possèdent des compétences spécialisées dans divers domaines. Elles et ils ont été choisis en raison de leurs compétences spécialisées concernant la prévention, le soutien aux personnes survivantes, la justice et d’autres instances. Les membres vont également faire état des obstacles propres à diverses populations, comme les filles et les jeunes femmes en général, les femmes et les filles autochtones, les personnes allosexuelles, y compris les personnes de genre non conforme, les femmes et les filles des milieux migrants ou nouvellement arrivées, ainsi que les femmes et les filles handicapées.

Amélie Aubut, avocate militaire au Cabinet du Juge-avocat général

Amélie Aubut est avocate au Cabinet du Juge-avocat général. Elle a pratiqué auparavant dans les domaines des litiges civils et commerciaux au cabinet Norton Rose Fulbright et a été chargée de cours à l’Université d’Ottawa et à l’Université McGill.

Tod Augusta-Scott, Bridges Institute

Tod Augusta-Scott (M.Serv.Soc.) est connu internationalement pour son travail dans le domaine de la violence familiale, de la justice réparatrice et de la thérapie par le récit. Depuis 1994, il est le coordonnateur de Bridges, un institut de counseling, de recherche et de formation dans le domaine de la violence familiale. Il a enseigné au département de service social de l’Université Dalhousie et travaillé à titre de superviseur clinique en justice réparatrice à la Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse. Il travaille actuellement auprès des Forces canadiennes. M. Augusta-Scott publie et donne des exposés au Canada et ailleurs dans le monde. Son manuel de groupe pour l’intervention auprès d’agresseurs a été officiellement adopté par trois ministères provinciaux – au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve-et-Labrador et dans les Territoires du Nord-Ouest. En 2013, il s’est vu décerner le Prix d’excellence pour service insigne de l’Association canadienne des travailleurs sociaux. Il prépare actuellement un documentaire sur la violence familiale et la justice réparatrice qui s’intitulera A Better Man.

Dillon Black, Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes

Dillon Black milite pour mettre fin à la violence contre les personnes de genre non conforme et refuse les étiquettes de genre. Féministe qui conjugue travail social et création de contenus médiatiques, Black s’investit avec passion dans la mobilisation des jeunes et le renforcement des capacités, deux outils de développement communautaire ayant une fonction amplificatrice et transformatrice. Personne engagée dans les efforts locaux de lutte contre la violence, Black perçoit les cadres communautaires anti-oppressifs fondés sur la résilience comme étant les piliers de son travail. Membre du conseil d’administration de Queering 613, Black coordonne actuellement un projet de prévention et d’élimination de la cyberviolence au nom de la Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes, projet qui bénéficie d’un financement de Condition féminine Canada. Black poursuit actuellement des études supérieures à l’école de travail social de l’Université Carleton.

Bonnie Brayton, Réseau d’action des femmes handicapées du Canada

Bonnie Brayton est directrice générale nationale de DAWN-RAFH Canada (Réseau d’action des femmes handicapées du Canada) depuis mai 2007. DAWN Canada a ses bureaux à La Maison Parent-Roback, un collectif féministe québécois basé à Montréal. DAWN Canada œuvre à l’avancement des droits des femmes en situation de handicap depuis près de 30 ans au Canada et ailleurs dans le monde. Mme Brayton est aussi présidente de Coup de Balai – Clean Sweepers, une organisation d’économie sociale offrant des services de soins à domicile aux personnes âgées ou en situation de handicap dans sa ville : Montréal. De plus, elle est membre du Conseil d’administration de l’Alliance féministe pour l’action internationale. En 2014, dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Conférence de Charlottetown, Mme Brayton a été sacrée Visionnaire, l’une de 23 femmes au Canada à recevoir cette distinction. En janvier 2015, elle a été désignée par le magazine Canadian Living l’une des 40 Canadiennes agentes du changement au pays.

Jeremy Dias, Canadian Centre for Gender and Sexual Diversity

M. Dias est né à Edmonton et y a passé la première partie de sa vie. Il déménage plus tard à Sault Ste. Marie (Ontario). C’est à Sault Ste. Marie qu’il fait ses études secondaires et c’est là aussi qu’il fonde et anime un groupe pour la jeunesse allosexuelle locale. Sa décision de vivre ouvertement son homosexualité aura pour lui de graves conséquences : il sera victime de discrimination extrême de la part d’élèves ainsi que de la direction de son école. À l’âge de 17 ans, il intente donc une poursuite contre l’école et le conseil scolaire et à 21 ans, il obtient le deuxième plus important règlement en matière de droits de la personne au Canada. M. Dias s’est servi de l’argent du règlement pour créer la Bourse Jeremy Dias et fonder le Centre canadien de la diversité des genres et de la sexualité, qui a pour mission de promouvoir la tolérance par l’éducation et des initiatives telles que la Journée internationale du rose.

Anuradha Dugal, Fondation canadienne des femmes

Depuis six ans, Anuradha Dugal dirige les Programmes de prévention de la violence à la Fondation canadienne des femmes. Elle a aussi siégé au conseil d’administration de l’organisme (de 2002 à 2007) et présidé son comité de prévention de la violence. Elle est actuellement responsable des stratégies nationales dans deux domaines, soit la violence faite aux femmes et aux filles, y compris la traite, ainsi que la prévention de la violence chez les adolescentes et adolescents. Dans ces domaines, elle supervise tout ce qui a trait à l’octroi de subventions, à la mobilisation des connaissances, à l’amélioration des programmes, aux rassemblements et à la concertation, de même qu’aux politiques. Engagée dans diverses causes sociales (violence faite aux femmes et aux filles, violence entre adolescentes et adolescents, égalité des sexes, agriculture urbaine et développement durable), Mme Dugal siège au groupe consultatif du projet Making Women Count du Centre canadien de politiques alternatives et au conseil d’administration de la fondation Un toit pour tous de Royal LePage.

Farrah Khan, Université Ryerson

Forte de plus de 15 années d’expérience en matière de lutte contre la violence fondée sur le sexe, Farrah Khan est réputée à l’échelle du pays comme conseillère, éducatrice et artiste. Elle coordonne le programme de sensibilisation à la violence sexuelle et de soutien aux victimes d’agression sexuelle de l’Université Ryerson et copréside la Table ronde de l’Ontario sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Partout en Amérique du Nord, Mme Khan donne de la formation sur la lutte contre la violence faite aux femmes, y compris la violence sexuelle, la violence commise au nom de « l’honneur » et les mariages forcés. Elle est titulaire d’une maîtrise en travail social de l’Université de Toronto et a reçu plusieurs prix : prix Vital People de la Toronto Community Foundation, le prix Michele Landsberg de la Fondation canadienne des femmes et le prix Women Who Inspire du Conseil canadien des femmes musulmanes.

Paul Lacerte, campagne Moosehide

Paul Lacerte milite depuis plus de 20 ans pour améliorer le sort des peuples autochtones. Il est le créateur de la campagne Moose Hide qui a débuté en 2011. Il s’agit d’un mouvement d’hommes autochtones et allochtones qui s’opposent à la violence faite aux femmes et aux enfants autochtones. Durant la campagne annuelle, les hommes portent un petit carré de peau d’orignal pour symboliser leur engagement à honorer, à respecter et à protéger les femmes et les enfants autour d’eux.

Dawn Lavell-Harvard, présidente, Association des femmes autochtones de l’Ontario

Après une année à la présidence de l’Association des femmes autochtones du Canada, Dawn Lavell-Harvard revient à la présidence de l’Association des femmes autochtones de l’Ontario, où elle a œuvré précédemment pendant 11 ans comme présidente à l’avancement des droits des femmes autochtones.

Titulaire d’un doctorat, elle est fière d’appartenir à la Première Nation de Wikwemikong et elle a été la première Autochtone à recevoir la bourse Trudeau.

Mme Lavell-Harvard a été codirectrice du premier ouvrage consacré au rôle des mères autochtones, intitulé Until Our Hearts Are on the Ground: Aboriginal Mothering, Oppression, Resistance and Rebirth [Jusqu’à ce que nos cœurs touchent le sol : maternité, oppression, résistance et renaissance autochtones]. Elle a récemment publié un livre écrit avec Kim Anderson, intitulé Mothers of the Nations [Mères des Nations] et a aussi codirigé avec Jennifer Brant la rédaction de Forever Loved: Exposing the Hidden Crisis of Missing and Murdered Indigenous Women and Girls in Canada [Aimées à jamais : la crise derrière les disparitions et meurtres de femmes et de filles autochtones au Canada].

Harriet MacMillan, professeure, département de psychiatrie et sciences neurocomportementales, Université McMaster

Harriet MacMillan est psychiatre et pédiatre. Elle mène des recherches dans le domaine de la violence familiale. Elle enseigne au département de psychiatrie et de sciences neurocomportementales ainsi qu’au département de pédiatrie de l’Université McMaster, en plus de travailler au Offord Centre for Child Studies. Mme MacMillan a fondé le Child Advocacy and Assessment Program (CAAP), qu’elle a dirigé de 1993 à 2004. Il s’agit d’un programme multidisciplinaire à l’hôpital pour enfants McMaster qui a pour objet de réduire la souffrance causée par la violence familiale. Elle poursuit son travail auprès des patientes et des patients à titre d’employée du CAAP. Ses recherches se concentrent sur l’épidémiologie de la violence contre les enfants et les femmes. Elle a réalisé des essais cliniques aléatoires permettant d’évaluer l’efficacité de différentes approches de prévention de la maltraitance infantile et de la violence conjugale. Mme MacMillan est cochercheuse principale de PreVail, un Centre de développement de la recherche sur le genre, la santé mentale et la violence au cours de la vie, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, et elle est responsable du projet de développement de lignes directrices pancanadiennes sur la violence familiale pour les intervenantes et intervenants en santé publique (projet VEGA – Violence Evidence Guidance Action).

Nneka MacGregor, Women at the Centre

Nneka MacGregor est une survivante et militante qui travaille avec des organismes et des gouvernements à mettre fin à la violence faite aux femmes. Elle est directrice générale du Women’s Centre for Social Justice (centre de femmes pour la justice sociale, aussi connu sous le nom de Women at the Centre), qu’elle a cofondé. Unique en son genre, cet organisme sans but lucratif a été créé par des survivantes pour les survivantes de violence fondée sur le sexe. Mme MacGregor conçoit et anime des séances de formation à l’intention d’organismes et de groupes variés, afin de promouvoir une meilleure compréhension du problème de la violence fondée sur le sexe. Elle prône la défense des droits des survivantes, tant sur le plan personnel que politique, et cherche des façons d’amener les hommes et les garçons à participer aux initiatives visant à mettre fin à la violence faite aux femmes.

Lise Martin, Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes

Lise Martin est directrice générale du Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes. Mme Martin a orchestré le travail de collaboration de 23 organisations, qui a débouché sur le Modèle de plan d’action national du Canada sur la violence faite aux femmes et aux filles. En juin 2015, le Réseau a mis au point et lancé hebergementfemmes.ca, un outil en ligne permettant aux femmes de trouver un refuge partout au Canada. Depuis sa création il y a trois ans, le Réseau publie chaque année Les maisons s’expriment, une enquête réalisée auprès des maisons d’hébergement. Auparavant, Mme Martin était directrice générale de l’Institut canadien de recherche sur les femmes ainsi que de la conférence Monde des Femmes de 2011.

Dre Ruth Elwood Martin, membre du corps professoral clinicien de la School of Population and Public Health de l’Université de la Colombie Britannique

Ruth Elwood Martin est reconnue comme une pionnière dans la défense des intérêts des femmes incarcérées. En 1994, elle a commencé sa pratique de médecine familiale dans les établissements correctionnels du Canada et elle est considérée aujourd’hui comme une référence en matière de recherche participative sur la santé des femmes incarcérées au Canada. Soucieuse du bien-être des jeunes enfants de mères incarcérées, la Dre Martin a dirigé l'élaboration de lignes directrices pour l’implantation d’unités mères-enfants dans les établissements correctionnels canadiens. En 2006, elle a impulsé la création d’un centre de collaboration pour la santé et l’éducation carcérales à l’Université de la Colombie-Britannique, afin de promouvoir un dialogue entre le milieu universitaire, la collectivité et les établissements correctionnels. En 2015, elle a reçu un Prix du Gouverneur général en commémoration de l’affaire « personne ».

Todd Minerson, directeur des communications et de l’image de marque à UNICEF Canada

Todd Minerson occupe actuellement les fonctions de directeur des communications et de l’image de marque à UNICEF Canada. Il était précédemment directeur général de la Campagne du ruban blanc, le plus vaste mouvement d'hommes et de garçons luttant contre la violence faite aux femmes dans le monde. M. Minerson travaille depuis 20 ans dans le domaine de la justice entre les sexes, de la prévention du VIH/sida, de la lutte contre la pauvreté, de l’itinérance, de l’accès au logement et des jeunes à risque. Il est aussi membre de la Table ronde de l'Ontario sur la lutte contre la violence faite aux femmes. Il vient de terminer un mandat auprès du Groupe consultatif mondial de la société civile d’ONU Femmes. Il est actuellement vice-président de l’alliance mondiale MenEngage, un réseau composé de 600 ONG provenant de 40 pays qui se consacre à la justice entre les sexes en mobilisant les hommes et les garçons.

Yvonne Niego, sous-ministre adjointe, ministère de la Justice, Nunavut

Yvonne Niego a grandi à Baker Lake, au Nunavut, le centre géographique du Canada situé dans la région de l’Arctique de l’Est appelée Kivalliq. Yvonne a d’abord été recrutée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) pour occuper un emploi d’été, en 1989. En 1991, elle a été assermentée à titre d’agent de la GRC et, en 1993, grâce au Programme de valorisation des gendarmes autochtones, elle devenait la première Inuite du Nunavut à faire partie de la GRC à titre de membre régulière. Elle a commencé sa carrière à Iqaluit et a travaillé pendant plusieurs années dans sa ville natale, Baker Lake. Elle a également occupé plusieurs fonctions hors du corps policier, au sein du gouvernement territorial et de l’administration municipale.

Mme Niego a ensuite obtenu un poste à la Direction des services de police communautaires, contractuels et autochtones, au quartier général de la GRC, à Ottawa. Dès son retour à Iqaluit, elle a été promue au rang de sous-officier responsable des services de police communautaires du Nunavut, où elle supervisait toutes les initiatives de police communautaire, y compris la sécurité des armes à feu et la sensibilisation aux drogues. Elle est également une négociatrice chevronnée en situation de crise. Depuis quelques années, Mme Niego siège à titre de bénévole au conseil de YWCA Agvvik Society, responsable des maisons d’hébergement pour femmes à Iqaluit. En septembre 2015, elle a pris sa retraite de la GRC et a été nommée sous-ministre adjointe au ministère de la Justice du gouvernement du Nunavut.

Kim Stanton, avocate, directrice juridique du Fonds ontarien d’aide à l’emploi pour les jeunes (FAEJ)

Kim Stanton est une avocate canadienne qui milite pour les droits des femmes. Sa pratique juridique est axée sur le droit constitutionnel et le droit des Autochtones, tandis que ses travaux universitaires ont porté sur les commissions de vérité et les enquêtes publiques. Mme Stanton est directrice juridique du Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes (FAEJ), un organisme national sans but lucratif qui a recours aux tribunaux, à la réforme du droit et à l’éducation publique pour promouvoir et protéger les droits des femmes et des filles à l’égalité au Canada.

Candice Lys, Fostering Open eXpression among Youth (FOXY)

Candice Lys, Ph. D., a grandi au sein d’une très grande famille métisse à Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest et vit aujourd’hui à Yellowknife. Elle est la cofondatrice et la directrice générale de FOXY (Fostering Open eXpression among Youth) et dirige le programme SMASH (Strength, Masculinities, and Sexual Health). FOXY et SMASH sont des programmes artistiques de santé sexuelle et de santé mentale animés par des pairs et sensibles aux traumatismes. Ces programmes utilisent l’art pour faciliter la discussion, l’éducation et la guérison parmi les jeunes du Nord et les jeunes Autochtones. En 2014, FOXY a été la première organisation à se voir attribuer la totalité de l’enveloppe de 1 million de dollars du Prix Inspiration Arctique. Candice figure parmi les fellows d’Ashoka Canada, un organisme d’innovation sociale. Elle a reçu une décoration pour service méritoire (division civile) du gouverneur général du Canada pour son travail avec FOXY et SMASH.

Lucille Harper, Antigonish Women’s Resource Centre

Lucille Harper est une ardente défenseure de l’équité et la justice pour les femmes sur les plans social et économique de même que de la paix et la justice dans le monde. Elle habite en milieu rural en Nouvelle-Écosse et se passionne pour le soutien des collectivités rurales dans l’optique de les aider à prospérer. Elle considère que les femmes ont un rôle pivot à jouer dans cette lutte. En sa qualité de directrice générale de l’Antigonish Women’s Resource Centre & Sexual Assault Services Association depuis 1988, elle travaille sans relâche sur des enjeux liés à la pauvreté, la violence, l’exclusion sociale, la santé, l’éducation et la formation des femmes. À Antigonish, elle a joué un rôle fondamental dans l’établissement de services de soutien ainsi que de programmes de sensibilisation et de prévention, dont un programme d’infirmières examinatrices de victimes d’agression sexuelle, une équipe d’intervention dans les cas d’agression sexuelle, un programme de relations saines en milieu scolaire, l’Antigonish Poverty Reduction Coalition et un centre pour la santé des femmes. Elle travaille avec sa communauté et avec des organismes partout en Nouvelle-Écosse pour améliorer la situation économique, sociale et politique des femmes et a contribué à la fondation de plusieurs des principaux organismes de défense de la justice sociale. Elle a participé à des comités et des consultations du gouvernement sur la violence conjugale, la violence sexuelle, la santé des femmes et la pauvreté.

Vivant en milieu rural et travaillant au sein d’une petite communauté, elle est arrivée à comprendre certains des défis propres aux femmes et aux familles qui sont victimes de violence fondée sur le sexe ou qui vivent dans la pauvreté ou les deux et qui doivent faire face à diverses formes d’exclusion au sein de communautés rurales où les services sont insuffisants et la population est en déclin. Elle s’intéresse depuis longtemps à se faire entendre dans l’arène de plus en plus complexe des enjeux auxquels les femmes et les filles sont confrontées dans les communautés rurales. Elle revendique de vastes changements politiques afin de créer un monde où toutes et tous sont valorisés, pris en charge et en mesure de s’épanouir.

Manon Monastesse, Fédération des maisons d'hébergement pour femmes

Manon Monastesse M.A. Intervention sociale, a travaillé, dans les années 90, en défense des droits des femmes, plus spécifiquement sur les litiges entourant la garde légale d’enfants, dont les enlèvements parentaux internationaux en Europe et au Moyen-Orient. De retour au Québec, elle poursuit ce travail au plan national et international et termine une maîtrise en intervention sociale (UQAM) portant sur l’intervention sociojudiciaire en matière de garde d’enfants dans un contexte de violence conjugale (2003). Elle coordonne par la suite la Table de concertation en violence conjugale et agressions à caractère sexuel de Laval (Québec) (2003-2006).

Elle assume depuis 2006, la direction provinciale de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes. À ce titre, elle a participé à plusieurs comités gouvernementaux dont le comité de travail sur une action concertée auprès des enfants exposés à la violence conjugale et leurs familles (2012-2014) ainsi que le comité d’experts sur les homicides intrafamiliaux (2011-2012). Elle a également fait partie des différents comités impliqués dans l’élaboration des plans d’action gouvernementaux en matière de violence conjugale.

Elle est co-présidente d’Hébergement femmes Canada (anciennement le Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes) et a de plus contribué à la mise sur pied du Réseau international des maisons d’hébergement pour femmes (Global Network of Women’s Shelters) en 2009.

Elle a participé à d’innombrables conférences et événements à titre d’experte. Elle est membre de plusieurs conseils d’administration et centres de recherche. Impliquée dans sa communauté et son milieu, elle est une référence pour l’ensemble des féministes du Québec et plus largement pour le secteur communautaire.

Kara Gillies, Alliance Canadienne pour la Réforme des Lois sur le Travail du Sexe

Biographie à venir.

Beba Svigir, Calgary Immigrant Women’s Association

Beba Svigir occupe le poste de PDG de la Calgary Immigrant Women’s Association (CIWA) depuis 2006. Elle a acquis plus de 35 ans d’expérience de travail dans les secteurs à but lucratif et sans but lucratif et dans trois pays différents. Beba est une ardente défenseure d’approches communautaires collaboratives en matière de prestation de services aux nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants. Au fil des ans, la CIWA a grandi et élargi son offre de services. Aujourd’hui, c’est le premier organisme d’établissement en importance au Canada qui est investi d’un mandat sexospécifique.

Debra Tomlinson, Association of Alberta Sexual Assault Services in Calgary

Depuis plus de 20 ans, Deb travaille passionnément avec des parties prenantes communautaires et gouvernementales afin de sensibiliser les gens à la violence sexuelle et de rendre plus accessibles les services et le soutien offerts aux Albertaines et Albertains victimes de violence sexuelle. En reconnaissance de son travail de leadership et de changement social, elle s’est vue décerner des distinctions par l’Alberta College of Social Workers et le gouvernement de l’Alberta. En 2004, Deb et ses collègues ont établi un partenariat avec le gouvernement provincial, lequel s’est soldé par un financement public de services spécialisés aux victimes d’agression sexuelle pour la première fois en Alberta. Plus récemment, en réaction à une augmentation historique du nombre de survivantes et survivants demandant de l’aide, Deb et ses collègues ont réussi à obtenir 8,1 millions de dollars pour bonifier l’offre de services aux Albertaines et Albertains ayant survécu à une agression sexuelle. Deb a joué un rôle de premier plan dans la campagne de sensibilisation du public primée « I Believe You » et la création du premier plan d’action contre la violence sexuelle de l’Alberta. Aussi, Deb en est à son deuxième mandat au comité d’étude sur les décès dus à la violence familiale de l’Alberta et copréside un organisme national, l’Ending Violence Association of Canada.

Vicky Smallman, Congrès du travail du Canada

Vicky Smallman est directrice nationale, Condition féminine et droits de la personne du Congrès du travail du Canada (CTC), la voix nationale du mouvement syndical représentant 3,3 millions de travailleuses et travailleurs canadiens. Ardente défenseure d’enjeux relatifs aux femmes et à l’égalité, Vicky a passé plus d’une décennie au sein du mouvement syndical universitaire, travaillant principalement avec le personnel enseignant contractuel, avant de se joindre au CTC en 2010. Au sein du CTC, Vicky dirige une équipe responsable de politiques, de campagnes et de mesures de sensibilisation portant sur un éventail de questions liées aux droits de la personne ayant une incidence sur les femmes et d’autres groupes en quête d’équité. Vicky a participé à l’élaboration, en 2014, du révolutionnaire sondage sur la Violence conjugale au travail et dirige les initiatives de défense du CTC revendiquant de meilleures mesures législatives et mesures de soutien au travail pour les travailleuses et travailleurs qui sont victimes de violence conjugale et d’autres formes de violence et de harcèlement fondés sur le sexe au travail.

Lisa Kelly, Unifor

Lisa Kelly est directrice du Service de la condition féminine d’Unifor, le plus important syndicat canadien du secteur privé comptant plus de 315 000 membres. Elle est une ardente défenseure de l’égalité des sexes. Lisa est avocate et a jadis occupé le poste d’avocate interne du Syndicat des travailleurs et travailleuses canadiens de l’automobile (TCA) pendant plus de 20 ans avant de devenir directrice de l’éducation responsable de tous les dossiers éducatifs des TCA d’un bout à l’autre du Canada. Lisa s’exprime fréquemment sur des enjeux comme les femmes et le mouvement syndical canadien, le harcèlement lié au sexe ainsi que les droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, et queers au travail. Lisa est diplômée de l’Université Queen’s. Elle est titulaire d’un baccalauréat ès arts et d’un baccalauréat en droit et récipiendaire de six prix universitaires et non universitaires incluant le Prix de leadership créatif A.E. MacRae.

Lynn Zimmer, YWCA Peterborough Haliburton

Lynn Zimmer est directrice générale du YWCA de Peterborough–Haliburton depuis 34 ans. Elle est titulaire d’un baccalauréat ès arts en communications de l’Université de Montréal et d’une maîtrise en gestion du secteur bénévole de l’Université McGill. Lynn a été une des fondatrices et premières employées de l’Interval House à Toronto (le premier refuge pour femmes violentées au Canada) et elle travaille activement à prévenir la violence à l’égard des femmes depuis plus de 45 ans. Aussi, elle a été ou est membre ou présidente du conseil d’administration du service de police communautaire de Peterborough et a siégé aux conseils d’administration de la Community Foundation of Greater Peterborough , d’United Way et du PRHC Women’s Health Care Centre. Elle a été membre du Conseil consultatif de l’Ontario sur la condition féminine en plus d’avoir présidé plusieurs comités et groupes de travail de YWCA Canada ou y avoir siégé. Elle est actuellement mentore pour la Fondation Trudeau.

Gabrielle Bouchard, Fédération des Femmes du Québec

Gabrielle Bouchard est présidente de la Fédération des femmes du Québec. Elle siège actuellement au Conseil consultatif sur la stratégie pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Co-lauréate du prix Héméris 2015 du Conseil québécois LGBT Bouchard a travaillé comme défenseure des droits trans et éducatrice publique au Centre de lutte contre l’oppression des genres de 2011 à 2017. Elle a été la porte-parole du Centre dans sa poursuite contre le gouvernement québécois pour mettre fin aux discriminations faites envers les personnes trans, non-binaires et intersexes dans la province. Elle a participé au processus menant aux changements législatifs pour mettre fin à la stérilisation forcée des personnes trans au Québec. Elle est titulaire d'un certificat en justice réparatrice de Simon Fraser et poursuit ses études féminines de l'Université Concordia. Bouchard enseigne également le tai-chi au Tai Chi Club de Montréal. Chui Lap Kan.

Caitlin Salvino, À notre tour

Caitlin Salvino est âgée de 22 ans et titulaire d’un baccalauréat ès arts bidisciplinaire en droits de la personne et en droit transnational (avec distinction) de l’Université Carleton. Elle a été la fondatrice et présidente nationale (2017-2018) du mouvement OurTurn: A National Student Movement to End Campus Sexual Violence. Par son travail avec OurTurn, Caitlin et une équipe de bénévoles ont publié un plan d’action national bilingue et adaptable pour lutter contre la violence sexuelle. Ce plan d’action a depuis été adopté par 29 syndicats/groupes étudiants représentant plus de 500 000 étudiantes et étudiants dans huit provinces. Au cours de la dernière année, Caitlin s’est rendue dans six provinces pour venir en aide à des étudiantes et étudiants ainsi qu’à des survivantes et survivants partout au pays. Elle a notamment livré des présentations à divers gouvernements provinciaux et appuyé des étudiantes et étudiants revendiquant des changements au sein de divers établissements incluant l’Université Dalhousie, l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, l’Université McGill et l’Université du Manitoba. En plus de son travail avec OurTurn, Caitlin a travaillé pour Oxfam Canada et elle est bénévole depuis plus de dix ans auprès d’enfants et de jeunes adultes qui vivent avec un handicap. À l’automne 2018, Caitlin entreprendra des études en droit comme boursière Rhodes à l’Université d’Oxford.

Manjeet Birk, Alliance canadienne des associations étudiantes

Manjeet Birk est visiteuse sur le territoire ancestral non cédé du peuple salish du littoral depuis la majeure partie de sa vie. Elle a travaillé, étudié et joué partout dans le monde, mais une partie d’elle-même demeure toujours sur la côte ouest, en Colombie-Britannique. Elle travaille et vit actuellement sur le territoire non cédé du peuple algonquin des Anishnaabeg. Elle y travaille comme directrice générale de l’Alliance canadienne des associations étudiantes. Manjeet en est actuellement à terminer des études doctorales en éducation à l’Université de la Colombie-Britannique. Créer des institutions plus accessibles et plus justes, surtout pour les populations racialisées et autochtones, est sa passion. Comptant une très longue expérience à organiser et à contester des systèmes, Manjeet est toujours à la recherche de nouvelles façons de reconceptualiser le monde pour le rendre meilleur.

Kim Trossel, Klinic Community Health

Kim Trossel est une femme ayant vécu l’expérience du commerce du sexe et ayant survécu au trafic humain. Elle est connue comme une personne qui dit la vérité, surtout lorsqu’il est question de militer pour des droits, des services et des mesures de soutien au nom des victimes d’exploitation sexuelle et des adultes y ayant survécu. Elle est à l’emploi de Klinic Community Health depuis 15 ans et y travaille comme compagne conseillère dans le cadre du programme « Dream Catcher », où elle coanime le groupe de soutien hebdomadaire pour femmes et femmes transgenres ayant décidé de quitter le commerce du sexe. (Une sororité sacrée de fortes guérisseuses soutenues par leurs pairs qui travaillent à reprendre leur pouvoir.) De plus, elle anime le groupe S.W.A.T. ainsi que le groupe « Heart, Mind, Body, Spirit » au Sage House, un centre de ressources, de services de santé et d’action pour femmes.

Kim a récemment reçu une distinction pour son leadership et son travail d’émancipation des femmes par la fondation Mobilizing Men dans le cadre de son programme de santé, de mieux-être et de protection.

Isabelle Paillé, Femmes Autochtones du Québec

Isabelle Paillé est la coordonnatrice promotion non-violence et maisons d’hébergement depuis 2012. Le rôle d’Isabelle est de donner de l’information et outiller les ressources allochtones et autochtones au niveau de la promotion de la non-violence. De plus, elle conçoit des outils concrets lies à la réalité des femmes autochtones pour les membres du Réseau des maisons d’hébergement autochtones.

Trina James, la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants

Trina est trésorière à la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants et a récemment obtenu un baccalauréat ès arts de l’Université de Toronto à Scarborough. Par son engagement au sein du mouvement étudiant, elle lutte pour un système d’éducation postsecondaire accessible à toutes et tous et qui dispose des ressources nécessaires pour répondre aux besoins variés de la population étudiante.

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