Les récipiendaires de 2018

Prix du Gouverneur général en commémoration de l’affaire « personne »

Inspirantes, n’est-ce pas? Proposez une candidature!

Rina Arseneault
Fredericton (Nouveau Brunswick)

Rina est la Directrice adjointe du Centre Muriel McQueen Fergusson pour la recherche sur la violence familiale à l’université du Nouveau-Brunswick, depuis 1993. Elle a une maîtrise en travail social et elle est une travailleuse sociale enregistrée avec l’Association des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick.  

En 1997, Mme Arseneault a été lauréate du prestigieux Prix Spiritus, décerné par le Conseil consultatif sur la condition des femmes du Nouveau-Brunswick en reconnaissance  de ses importantes contributions à l’amélioration des conditions de la vie des femmes et en 2002 a été lauréate du Prix de la Fondation Muriel McQueen Fergusson. Ce prix lui a été décerné pour son travail sur la problématique de la violence familiale et la violence faite aux femmes.  

En 2014, Rina Arseneault a reçu la prestigieuse distinction honorifique de membre de l’ordre du Canada et en 2016 fut lauréate du Prix d'excellence pour service insigne de l'ACTS. En 2018, elle a reçu le prix pour la direction de stagiaires de l’Association des travailleurs sociaux du Nouveau Brunswick pour son engagement exceptionnel pour le développement académique et professionnel des élèves.

Rina demeure à Fredericton avec son mari Dan.  Elle aime passer du temps avec sa famille.

Shirley Cuillierrier
Ottawa (Ontario)

Shirley Cuillierrier, membre de la Nation mohawk de Kanesatake, Québec, s’est jointe à la GRC en 1982.

Shirley a toujours défendu et promu les avantages d’avoir des policières parmi les corps de police. Tout au long de sa carrière, elle a formé, conseillé et marrainé de nombreuses femmes dans le but de les aider à progresser dans leur carrière. Elle a consacré une grande partie de sa carrière à enquêter sur des crimes de violence faite aux femmes et aux enfants et une grande partie de sa vie personnelle à faire du bénévolat et à sensibiliser les autres à ce type d’agressions.

Après 15 années de service dans le Canada atlantique, elle devient membre l’équipe de protection du premier ministre en 1996. En 1998, elle est mutée à la Direction générale de la GRC et, en 2004, elle est nommée officier responsable des Services nationaux de police autochtone. En 2010, elle dirige le Centre national de coordination contre la traite des personnes. Elle siège actuellement au conseil d’administration du Canadian Centre to End Human Trafficking, un organisme de bienfaisance national.

En 2017, la surintendante Shirley Cuillierrier est nommée conseillère principale pour la réconciliation et l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle tient fermement à donner une voix aux femmes et aux femmes autochtones et à réduire les taux de victimisation.

Shirley a reçu de nombreuses distinctions communautaires et de la GRC. Elle est titulaire des médailles du jubilé d’or et de diamant de la Reine Elizabeth II. Elle a pris sa retraite de la GRC en 2018, après 36 années de services.

Shirley est la mère de deux enfants adultes. Elle adore passer du temps avec eux.

Rina Fraticelli
Toronto (Ontario)

Rina Fraticelli a consacré sa carrière à l’élimination de l’inégalité entre les sexes, notamment dans les industries des arts et de la culture au Canada.  

Depuis la fin des années 1970, elle a œuvré à améliorer les possibilités pour les femmes dans les domaines du théâtre, de la littérature, des médias et de la vie publique. Elle a rédigé un rapport sur la condition féminine qui a fortement influencé le Comité d'étude de la politique culturelle fédérale. Elle a été à la tête de deux studios de l’ONF : le Studio D, studio de production féministe à Montréal, où elle a chapeauté un certain nombre de projets innovateurs, dont New Initiatives in Film, visant à accroître les occasions pour les femmes autochtones et de minorités raciales; et le Studio de la Colombie-Britannique et du Yukon, où elle a été en mesure de multiplier les activités pour rehausser le profil des cinéastes autochtones et des personnes handicapées.  

En 2008, Rina a cofondé Women in View (WIV), un organisme national à but non lucratif qui se consacre à améliorer la diversité sexuelle et raciale à l’écran et ailleurs. Durant son mandat à WIV, elle a rédigé cinq rapports déterminants (le sixième sera publié prochainement) suivant l’emploi des femmes dans les médias canadiens subventionnés par l’état. En 2015,  Women in View a lancé Directing Change, une initiative de trois ans financée par Condition féminine Canada visant à implanter l’égalité des sexes dans le paysage médiatique canadien. 

Rina a quitté Women in View en 2018 pour occuper le poste de directrice du Socrates Project à l’Université McMaster, nouveau forum ambitieux où les artistes, les universitaires et la collectivité dans l’ensemble pourront discuter des enjeux importants de notre époque.

Charlotte Hrenchuk
Whitehorse (Yukon)

Charlotte Hrenchuk est une militante convaincue qui lutte contre les inégalités entre les sexes au Yukon et dans le Nord. Depuis le début des années 1980, elle milite pour que la voix et les perspectives des femmes et des filles du Nord soient prises en considération lors des discussions sur les politiques nationales. À ce titre, elle a récemment siégé au Comité consultatif sur l’itinérance du gouvernement fédéral, qui travaillait sur le remaniement de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance.

Ses recherches et son activisme ont porté sur une multitude de questions touchant les femmes et les filles dans le Nord, notamment la santé, la pauvreté, la violence faite aux femmes et le rôle du système juridique. À titre de coordonnatrice de l’organisme sans but lucratif, le Conseil de la condition de la femme du Yukon, elle a attiré l’attention sur des questions, souvent occultées, qui touchent les femmes. Elle s’est faite championne des femmes marginalisées et de leurs besoins.

À titre de militante communautaire, Charlotte croit qu’il faut améliorer la condition de toutes les femmes. Elle a toujours travaillé pour faire connaitre le récit des femmes et faire entendre leurs voix et pense que c’est ainsi que l’équité et la justice sociale pour les femmes est possible. Au nombre de ses travaux de recherche et publications, Charlotte a publié la première étude sur l’itinérance des femmes dans les territoires du Nord. Cette étude avant-gardiste est encore, de nos jours, un document de référence essentiel à l’élaboration de politiques dans le Nord.

Plus tard, Charlotte a constaté que nous ne comprenions pas pleinement la manière particulière dont les femmes et le système de justice interagissaient. Elle a donc mis au point un programme de recherche et de surveillance des tribunaux. Plus récemment, Charlotte s’est penchée sur le commerce sexuel et la traite des jeunes femmes et des filles au Yukon. Cette recherche formative nous a permis de mieux comprendre les facteurs sociaux propres aux femmes vivant dans le Nord.

Charlotte a cofondé la Société des histoires inconnues du Yukon, qui met en évidence la riche contribution des femmes noires et asiatiques au territoire du Yukon. Depuis 2011, elle copréside la Coalition antipauvreté du Yukon et elle a siégé à plusieurs conseils d’administration bénévoles. Elle vit à Whitehorse avec son mari. Ils ont trois merveilleux enfants, qui sont maintenant de jeunes adultes.

Hélène Lee-Gosselin
Sainte Pétronille (Québec)

Hélène Lee-Gosselin est professeure titulaire à la Faculté des sciences de l'administration et directrice de l'Institut Femmes, Sociétés, égalité et équité de l'Université Laval.  Auparavant, pendant plus de dix ans, elle fut titulaire de la Chaire Claire-Bonenfant – Femmes, Savoirs et Sociétés.  

Chercheuse engagée dans la communauté, elle a réalisé de nombreuses études en collaboration avec les milieux et les organisations sur l'équité et la diversité en milieu de travail, l'équité salariale, l'entrepreneuriat féminin et la place des femmes dans les instances décisionnelles et dans l’institution universitaire. Elle se soucie d’en diffuser les résultats auprès des milieux de pratique, pour faire progresser la réflexion et l’action vers une égalité et une équité de fait. 

Hélène a contribué notamment à la création et au suivi de la Loi sur l'équité salariale du Québec; elle était membre du comité qui, en 1996, a consulté les syndicats, les employeurs, les groupes communautaires et a formulé des recommandations sur le contenu de cette loi innovatrice. Depuis, elle a contribué au suivi de son application en participant au Comité des partenaires de la Commission sur l’équité salariale.  Elle a aussi collaboré avec divers organismes dont Femmessor et la Table de concertation de la Capitale Nationale en Condition féminine. 

Membre du Comité scientifique du Réseau québécois en études féministes depuis sa création, elle est également une championne reconnue des questions de sexe et de genre dans les instituts de recherche en santé du Canada ; elle utilise son savoir-faire pour assurer une intégration adéquate des dimensions de genre et de sexe dans la recherche appliquée.

Alana Robert (jeunesse)
Winnipeg (Manitoba)

Alana termine sa dernière année d’étude à la Osgoode Hall Law School où elle se concentre sur la défense des droits des groupes marginalisés au Canada. 

Alana a fondé Justice For Women en 2013 pour lutter contre la violence fondée sur le sexe sur le campus de l’Université du Manitoba grâce à la conception de programmes de sensibilisation et à l’élaboration d’une politique qui exige que les étudiantes et étudiants de toutes les facultés de l’université suivent ladite formation. Alana a témoigné à ce sujet devant le Comité permanent de la condition féminine de la Chambre des communes. 

En 2017, elle a fait un stage auprès du Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie de l’ONU à La Haye, où elle a travaillé au dossier de protection des victimes et des témoins. 

Dans son rôle de leader du réseau national d’à voix égales, Alana a créé une boîte à outils virtuelle qui offre des stratégies de lutte contre la violence fondée sur le sexe. En mars 2018, elle a accompagné la ministre Monsef à la Commission de la condition de la femme de l’ONU comme représentante d’à voix égales pour promouvoir l’accès égal aux ressources pour les femmes et les filles autochtones de régions rurales et éloignées.

En tant que Métisse, Alana milite ardemment pour l’élimination de la violence envers les femmes et les filles autochtones. Elle a reçu le Helen Basset Commemorative Student Award de l’Association des femmes autochtones du Canada.

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