Qu’est-ce que la violence fondée sur le sexe?

Stratégie fédérale contre la violence fondée sur le sexe

Tant du point de vue de la santé que du point de vue social, la violence peut avoir des retombées dévastatrices sur la vie des personnes, des familles et des collectivités. Ses retombées touchent l’ensemble de la société canadienne.

La violence fondée sur le sexe (VFS) est une forme de violence caractérisée par un abus de pouvoir ou d’autorité contre une personnenote en bas de page 1 en raison de son identité sexuelle (identité de genre), de l'expression de cette identité ou de son genre présumé. La VFS comprend la violence faite aux femmes et aux filles, mais elle touche aussi de façon disproportionnées les personnes allosexuelles (lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, en questionnement quant à leur orientation ou identité sexuelle, intersexuées ou non conformes) et bispirituelles.

La VFS comprend tout acte de violence ou mauvais traitement qui entraîne une blessure ou une souffrance, soit-elle de nature physique, sexuelle ou psychologique. En voici des exemples :

  • la violence physique;
  • la violence sexuelle (y compris l’abus sexuel d’enfants, le harcèlement sexuel et l’exploitation sexuelle);
  • la violence émotionnelle et psychologique (y compris les menaces et l’intimidation);
  • le harcèlement;
  • la cyberviolence et d’autres formes de violence facilitées par la technologie;
  • l’exploitation financière;
  • la violence structurelle ou systémique.

Certains segments de la population sont plus susceptibles d’être victimes de violence à cause d’obstacles et de difficultés qui leur sont propres, par exemple :

  • Tout compte fait des autres facteurs de risque, les femmes courent 20 % plus de risque que les hommes d’être victimes de violencenote en bas de page 2.
  • Les femmes de 15 à 34 ans courent plus de risques d’être victimes de violencenote en bas de page 3.
  • La proportion de femmes autochtones touchées par la violence conjugale est trois fois celle des autres Canadiennes (10 %, comparativement à 3 %)note en bas de page 4. L’identité autochtone est un facteur de risque majeur, même quand l’on tient compte des autres facteurs de risquenote en bas de page 5.
  • Comparativement aux autres femmes, celles qui vivent avec une déficience physique ou cognitive sont trois fois plus susceptibles d’être victimes de violencenote en bas de page 6.
  • Comparativement aux autres, les personnes qui déclarent être homosexuelles ou bisexuelles sont trois fois plus susceptibles d’être victimes de violencenote en bas de page 7.
  • D’après un sondage sur la violence entre partenaires intimes, les personnes transgenres sont presque deux fois plus susceptibles d’être victimes de violence aux mains d’une ou un partenaire comparativement au reste de la populationnote en bas de page 8.
  • La violence envers les personnes âgées touche principalement les femmes (59 %); en fait, le taux de victimisation des aînées est 24 % plus élevé que celui des aînésnote en bas de page 9.
  • Les femmes habitant les territoires sont victimes de violence dans une proportion huit fois plus élevée que celles des provinces et, compte tenu de tous les autres facteurs de risques, elles courent un risque 45 % grand que leurs concitoyens territoriaux d’être victimes de violencenote en bas de page 10. La disponibilité des services et l’accès à ceux-ci posent des défis particuliers dans les collectivités éloignées et isoléesnote en bas de page 11.

Faites connaître les faits

Date de modification :