Cahier de breffage ministériel de Condition féminine Canada
Garde d'enfants et autres types de soins

Contexte

Comme de plus en plus de Canadiennes tentent de concilier la maternité avec une participation active au marché du travail, bon nombre de familles ont recours à un service de garde privé. Bien que de nouvelles tendances se dessinent, ce sont les mères qui sont encore le plus souvent responsables des soins aux enfants, en particulier durant les premières années de vie de ceux-ci. Malgré des améliorations dans la disponibilité des places en garderie au Canada au cours des deux dernières décennies, il peut être encore difficile d’en trouver une et les frais peuvent s'avérer élevés. Le Canada consacre 0,25 % de son PIB à la garde d’enfants, soit moins que tous les autres États comparables au sein de l’Europe et du monde anglo-saxon. Les dépenses publiques du Canada pour le soutien des familles, y compris pour les congés parentaux et la garde d’enfants, sont de 17 % inférieures aux dépenses moyennes des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Le manque de places abordables en garderie restreint la capacité de certaines Canadiennes à maintenir une participation soutenue au marché du travail, surtout celles à faible ou moyen revenu. Le coût élevé des garderies dissuade souvent les mères de travailler, ces dernières choisissant plutôt de rester à la maison avec leurs enfants. Dans un marché du travail hautement concurrentiel, qui valorise l’expérience récente, les arrêts de travail peuvent mener à la précarité d’emploi et freiner la progression de carrière des femmes, tout en réduisant leur potentiel de gains.

Les Canadiennes continuent de dispenser la plupart des autres soins en plus de ceux aux enfants. En 2012, elles figuraient en majorité parmi les huit millions de personnes ayant déclaré dispenser des soins non rémunérés à une ou un proche âgé, handicapé ou vivant avec une maladie chronique au Canada (amie, ami ou membre de leur famille). Vu le vieillissement de la population, la demande de soins augmentera vraisemblablement. Les soins dont auront besoin les personnes âgées à elles seules devraient presque doubler d’ici 2031. Dans un marché du travail de plus en plus serré, les personnes fournissant des soins informels hésiteront à s’absenter par crainte de perdre leur emploi; le nombre d’aidantes et d’aidants naturels ayant un emploi, y compris celles et ceux qui ont une lourde charge de soins (plus de 15 heures par semaine), continuera donc vraisemblablement de croître. La majorité de ces personnes seront des femmes.

À l’échelle du Canada, les investissements dans la garde d’enfants sont inégaux. Certaines provinces ont mis en œuvre leurs propres régimes et subventions à cet égard. Ainsi, le programme des garderies subventionnées du Québec a grandement amélioré le taux de participation des femmes de 25 à 44 ans au marché du travail. Ce taux, qui était de 3 % sous la moyenne nationale (75 %) en 1996, dépassait de 4 % la moyenne nationale en 2014 (85 %).

Situation actuelle

Des investissements dans les services de garde d’enfants par l’entremise de transferts directs aux familles et de l’aide accordée aux aidantes et aidants naturels tels que les prestations de compassion de l'assurance-emploi et le crédit d’impôt pour les aidantes et aidants familiaux visent à répondre aux besoins des familles canadiennes. Il faudra revoir le cadre existant des programmes de garde d’enfants et d’autres types de soins à la lumière des engagements du gouvernement qui ont été proposés afin d’établir les réformes et les investissements nécessaires pour améliorer ces programmes.

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